BONS PLANS ET FUTILITÉS : EXTRAITS DE LA VIE ÜBER COOL D'UNE BRUXELLOISE DE 25 ANS

Archives mensuelles : avril 2013

Comme vous l’avez remarqué, nous subissons ce printemps un yoyo infernal de journées glaciales et estivales.  Si le Belge moyen ne se sent plus dès que le ciel est bleu et court se poser dehors comme s’il y a avait distribution gratuite de champagne, je ne fais pas partie de cette catégorie.

Ne vous méprenez pas: les journées douces sont mes préférées.  Avec 15°, je parade sur les trottoirs bruxellois avec autant d’aise qu’un mannequin surpayé en pleine fashion week.  Je peux porter un jean, des boots, une veste en cuir ou un blazer.  Je ne transpire pas comme un bœuf, mais ne me gèle pas les miches.  Tout va bien.  Non, ce que je hais, ce sont les journées à 25°, comme nous en aurons d’ici peu.

Pour vous donner le topo, j’ai des gènes nordiques, ce qui fait qu’à déjà 20°, il faut limite que je me foute à poil pour supporter ce que je vis comme une fournaise.  La couleur de ma peau est en totale adéquation avec le régime « blanc de poulet – fromage blanc » qu’il est utile de s’infliger 14 jours avant d’enfiler son maillot.  De surcroît, je ne fais pas partie de ceux dont la peau tire vers le doré, mais bien de ceux qui sont « rose cochon.

Par contre, je ne brille pas au soleil.

Par contre, je ne brille pas au soleil.

Vous ne connaissez peut-être pas les désavantages d’être aussi claire de peau, mais sachez qu’ils sont de plusieurs ordres:

1. Il y aura toujours un connard pour me demander « Pourquoi tu bronzes pas? » et à qui j’ai envie de foutre des claques.

2. Les défauts de la peau se voient beaucoup plus que sur une peau mate.  Déjà que je ne raffole pas de l’opération bikini, je n’avais pas besoin d’obstacles supplémentaires…

3.  Les couleurs estivales me font un teint de merde.

4.  Une peau blanche attire le regard, ce qui est un mauvais plan étant donné les trois points précédents.

Alors, oui, il y a des solutions, mais pas hyper satisfaisantes.  Le banc solaire, c’est cher, ça donne le cancer et ça créé des rides qui entraveront mon objectif d’être une MILF à 50 ans.  Puis, il y a l’auto-bronzant, que j’applique en effet sur mes jambes (le visage, le décolleté et les bras prennent naturellement des couleurs), mais je ne peux pas en mettre trop, sinon je risque de me faire griller, faute aux zébrures oranges.  Donc, j’assume, telle Blanche-Neige, tel Edward Cullen.  Mais ça me fait quand même bien chier.

Avoir une peau translucide, option fluorescente au soleil, n’est pas mon seul défi de l’été.  Non, je suis aussi obligée de tripler mon temps à la salle de bain!  En hiver, avec mon duvet blond, je peux zapper l’épilation des mollets pendant une durée que je ne vais pas citer ici.  Mais en été, un effort s’impose.  Pareil pour mes pieds: laissés toute l’année à l’abandon comme ce légume occupé à pourrir dans le fond de votre frigo, il faut soudain les exhiber en sandales. Fuck.

Puis, l’été, ce n’est vraiment pas fairplay pour les complexés!  Genre, pour les gens qui n’aiment pas leurs bras… Si le problème est gérable le reste de l’année (sauf quand on vous tague sur une photo Facebook où votre bras parait super fat – ne niez pas, ça arrive à même aux meilleurs), c’est plus difficile en débardeur à fines bretelles.  Ou pour ceux qui font la guerre à leurs jambes! « Non, non, je te jure, je n’ai pas trop chaud avec ce jean! », assurez-vous au énième connard qui vous demande pourquoi vous ne portez pas un SHORT.  Bref, on pourrait encore citer des exemples, mais je propose plutôt une minute de silence où chacun va visualiser ses propres complexes et prier une divinité quelconque pour qu’ils disparaissent d’ici le 1er mai, c’est-à-dire mercredi.

Mais les malheurs ne s’arrêtent pas là!  Vous pensiez détourner le regard de vos complexes en laissant votre chevelure de rêve flotter au vent, en portant des accessoires dernier cri à la Sienna Miller?  Que vous êtes naïfs!  En fait, vous transpirez tellement que vous êtes obligée d’attacher vos cheveux, vos doigts ont tellement gonflé que porter de grosses bagues pour un look « ethnic chic » est inconcevable (le collier plastron ne vous évoque, lui non plus, rien de confortable) et porter un slim de couleur super en vogue correspond à une séance de sauna.

Jessica Alba supporte mieux l'été que moi!

Jessica Alba supporte mieux l’été que moi!

Pour terminer, j’aimerais faire une spéciale casse-dédi à tous les moustiques qui me prennent pour un pot de Häagen-Dazs et leur dire d’aller bien se faire foutre.  Ainsi qu’aux autres insectes qui foutent grave les boules.

Sur ce, je vous laisse, je vais aller profiter de cette journée tempérée (à 7°, me dit mon smartphone).

 

 

 

 

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On ne dirait pas comme ça, mais question beauté, je ne me foule pas trop.  Genre remettre une couche de maquillage sur celui de la veille me semble tout à fait normal, et j’envisage le shampoing comme une option luxe pour les matins où je ne me lève pas à l’heure à laquelle je devrais prendre le tram.  Alors les crèmes hydratantes, les soins à la kératine et tous ces bazars finissent par attendre leur date de péremption, seuls et délaissés, envahis par les poussières de ma salle de bain.

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Sauf que l’autre jour, mon amie Carole me file un flacon de Mythic Oil de L’Oréal Professionnel, me demandant d’écrire une critique pour son blog.  Elle l’a reçu gratuitement d’un monsieur qui veut surement qu’on vante les mérites de son produit sur la toile (et c’est ce que font 99,98% des bloggeuses afin de recevoir de nouveaux joujoux gratos).  Bref, je prends mon job très au sérieux, un peu comme si j’étais une rédactrice super hype chez Elle.

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Je suis sûre que vous aussi, votre salle de bain a l’air tout droit sortie d’une pub Magnum.

Si l’emballage du produit indique « Huile nutritive – Tous types de cheveux », une petite recherche sur Internet m’a permis de trouver la promesse du produit, rédigée par un copy qui a un peu craqué son slip: « Un nouveau mythe est né.  L’alliance de deux huiles d’exception, l’huile d’avocat et de pépins de raisin sertit les cheveux d’un éclat légendaire. En quelques gouttes le mystère est révélé, la fibre est profondément nourrie, et parfaitement maîtrisée. » (Gars, apprends à bien placer tes virgules, c’est ton joooooob! :-))

Ce que je retiens, c’est que la fibre est nourrie, et ça, c’est utile quand on a, comme moi, les longueurs desséchées par une décolo.  J’avais déjà vu mon coiffeur en utiliser pour lustrer mes longueurs après le séchage, donc je supposais que c’était un bon produit, mais comme je n’avais que moyennement confiance en mes capacités de dosage, j’ai fait un essai sur cheveux sales, juste avant le shampoing.  J’ai bien fait car c’est difficile d’avoir la main légère avec cette chose. Ou du moins, j’ai du mal.

Mais j’ai en quelque sorte trouvé une autre utilité à cette huile: la fonction de démêlant magique!  Pour vous donner le topo, je redoute à chaque fois l’épreuve du peigne qui accompagne le shampoing car mes cheveux sont un bordel ayant subi plusieurs jours de crêpage et de laque, qui ferait le bonheur de tout aspirant rastaman.

Bref, après avoir enduit mes longueurs de Mythic Oil, le peigne passe comme … (j’allais faire une comparaison sexuelle très imagée, mais je vais m’abstenir).  Après le shampoing, à nouveau aucun problème notable pour démêler.

J’ai réitéré l’opération plusieurs lavages de suite, pour être sûre qu’il n’y ait pas d’effets secondaires à la longue (cheveux devenant graisseux – je veux dire, des racines aux pointes), mais il n’y en a pas!  La flemmarde que je suis est contente car ce produit est plus simple et rapide à utiliser que le masque réparateur que j’utilisais en guise d’après-shampoing.  Il se peut donc que je rachète ce produit ET l’utilise!

Merci donc à Carole et au Monsieur L’Oréal qui veut qu’on fasse sa pub.