BONS PLANS ET FUTILITÉS : EXTRAITS DE LA VIE ÜBER COOL D'UNE BRUXELLOISE DE 25 ANS

Archives mensuelles : novembre 2012

Pas que je veuille vous prendre la tête ou quoi, mais j’ai un coup de gueule à passer aux producteurs de séries américaines!  Je me faisais déjà la réflexion depuis un certain temps que les mères de famille dans les feuilletons sont majoritairement femmes au foyer, mais là, c’est trop!  Je regarde en ce moment la série Modern Family (marrante et facile à regarder, je vous la conseille), mais pour la modernité, ils peuvent repasser!  Ce n’est pas parce qu’on nous fout à l’écran un couple gay et un papi remarié avec une mère célibataire de 30 ans sa cadette que ça y est!  Sur les deux familles hétéro présentées, 2/2 mères restent à la maison.  L’une est du genre Gabrielle Solis (pour ceux qui regardaient Desperate Housewives et qui comprendraient la comparaison) , bimbo latino qui passe son temps à dépenser l’argent de son mari en chaussures et en spa; et l’autre est la parfaite maman qui fait son jogging au réveil, prépare des cookies pour sa progéniture et veille à ce que celle-ci brosse ses dents et fasse ses devoirs au retour de l’école (en comptant que la progéniture en question a entre 11 et 15 ans au début de la série, âge où la présence d’un adulte à tout moment de la journée n’est plus indispensable).  Cliché, pas bien, mauvais exemple, mauvaise image de la femme: voilà ce que j’en pense.

Le cast de Modern Family

Modern Family s’en prend plein la tronche dans cet article, mais ce n’est pas la seule série « en tort ».  Même quand le père de famille n’a rien de macho et apprécie – oh, miracle! – passer du temps avec ses enfants (Phil Dunphy dans Modern Family, Sean McNamara dans Nip/Tuck ou Tom Scavo dans Desperate Housewives, par exemple), l’épouse reste derrière les fourneaux.  Et si à un moment donné elle décide de se lancer dans un projet professionnel, son compagnon aura beau la soutenir, elle finira toujours par abandonner.

Lynette Scavo abandonne sa carrière dans le marketing qui la passionne pour s’occuper de ses enfants

Je ne veux pas dénigrer le choix des femmes qui restent à la maison pour s’occuper de leur famille, ni me lancer dans un débat sur la place de la femme dans la société, et encore moins me lancer dans des revendications féministes.  Mais je trouve quand même qu’il y a un problème.  A l’heure où les femmes n’ont pas encore tout à fait gagné l’égalité avec les hommes, il me semble que de telles séries ne font qu’enfoncer le clou.  Parce que oui, on s’identifie quand même un peu à ces personnages qui rythment nos soirées, semaine après semaine.  Et si toi, lecteur intellectuel de mon blog, tu penses ne pas te faire influencer, je suis persuadée que des spectateurs moins instruits ne prennent pas autant de recul.  Bref, je ne demande pas à voir exclusivement de l’executive woman carriériste, mais simplement plus de nanas impliquées dans leur job, essayant tant bien que mal de jongler avec leur vie pro, leur famille, leur loisirs, etc.  Des femmes « équilibrées », quoi.

L’omniprésence des housewives n’est pas le seul marqueur de l’aliénation des femmes à leur mari dans cette société américaine présentée sur nos écrans.  Un autre fait qui me choque est que les femmes gardent le nom de famille de leur ex-mari même après le divorce, et ne le changeront que si elles se remarient.  Oui, oui, regardez Lily Van der Woodsen dans Gossip Girl ou Susan dans Desperate Housewives qui s’est fait appeler Mayer jusqu’à ce qu’elle se remarie avec Mike!  Est-ce dans la loi américaine?

Bref, POURQUOI dès qu’on nous montre une famille « basique » (parents non divorcés, pas de mode de vie ou mentalité particulièrement excentrique…), celle-ci a un fonctionnement patriarcal?  Cela représente-t-il une réalité des suburbs américains?  Cela représente-t-il, même en Europe, une réalité pour les générations qui ont 10, 20, 30 ans de plus que moi?  Est-ce par facilité de scénario que les producteurs choisissent des gros clichés bien encrés dans l’imaginaire collectif?  Quoi qu’il en soit, j’ai envie de dire: FUCK IT!

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Pour ceux qui débarqueraient de la planète Zoub, H&M a, encore une fois, conçu une collection avec un grand créateur, en l’occurrence Martin Margiela.

Bon, c’est mon avis, hein, mais les fringues de chez Prémaman sont complètement bandantes à côté du massacre Margiela x H&M.

Déjà, on se demande si le créateur a dessiné sa collection pour des femmes ou pour des poteaux géants.  En témoigne cette doudoune monstrueuse qui ferait parfaitement office de couette si elle ne coutait pas 250 boules.

Mais ce n’est pas tout!  Margiela nous offre un retour raté vers les années 2000-2001 en proposant des jupes et pantalons XXL en matière « classique ».  Je relèverai cette longue jupe rapiécée, idéale pour aller mendier avec un gobelet Mc Do, et ce pantalon qui a l’air d’avoir été cousu dans le noir par un gosse de maternelle.

Sinon, niveau coloris, autant aller chercher la corde tout de suite!  Dans quel monde ces pulls de grand-mère mal fichus mettraient quelqu’un en valeur?


Bref, pas de Margiela pour moi.  Ma dernière virée rue Neuve fut d’ailleurs particulièrement économe car je ne suis pas impressionnée par les collections actuelles de nos grandes enseignes.  J’ai l’impression qu’à part quelques tendances qui sont passées à l’avant de la scène mode depuis l’année dernière (les perfectos cloutés, les pièces bi-matières…), la marchandise n’a pas beaucoup évolué…  Du coup, si on possède déjà ses « basiques » mode du moment (slims colorés, cuir et dentelle à gogo, petites robes mignonnes évasées à partir de la taille, low boots…), plus besoin de faire chauffer sa carte bancaire.

Pour quand même terminer sur une note positive, je dirais qu’on peut déjà trouver en boutique des tenues de fêtes de fin d’année qui font rêver.  Chez H&M, notamment!


Parfois, je me demande si les week-ends ne sont pas pire que la semaine.  Pourquoi?  Parce que du vendredi soir au dimanche matin, nous vivons (du moins, JE vis, je ne sais pas si je m’adresse à des no life ou quoi) 36h où le plaisir est le maître-mot, puis – paf! – retour douloureux au pays des responsabilités: nous sommes dimanche après-midi.

C’est en bas de training et yeux de pandas que j’observe mon antre.  Si la discipline ne m’a apparemment pas manquée la veille pour prendre ma pilule avant de me plonger dans un lourd sommeil d’alcoolique, j’ai eu plus de mal à ordonner mes affaires.  Mes chaussures ont été jetées à deux coins différents du lit, mes fringues sont éparpillées dans la chambre, la vaisselle sale commence à dégager une odeur suspecte.  Bref, on dirait l’appart d’un chômeur en dépression.

Tout ça ne serait pas si pesant si une charge supplémentaire ne venait pas se rajouter, j’ai nommé: le travail scolaire.  Je jette un œil mauvais à mon MacBook: aller sur Facebook pour commenter les photos de la veille (et me détaguer des moches) ou réaliser cette campagne pub pour Record Bank que je dois rendre le lendemain?  Ben, Facebook, hein!

Puis, là, il est déjà 17h. (Ne me demandez pas comment le temps passe aussi vite!)  Commencer à travailler?  Non, je vais d’abord prendre mon repas de midi!  Des pâtes, pour absorber le reste d’acidité de mon estomac.  Et devant une série, pour un plaisir maximal!  Même si manger prend 15 minutes à tout casser, je choisis un épisode de 42 minutes.  Après tout, j’ai encore toute ma soirée…

Commence alors le pic dépressif du dimanche.  Pourquoiiiii je dois travailler alors que ça serait cool de passer une soirée « film » avec mon copain en mangeant des pizzas?  Si seulement je n’avais pas tous ces travaux, j’aurais pu aller glander tranquille chez une copine pour débriefer la soirée de la veille… (« Tu te rappelles de tout? » « Ouais, je crois. » « Ok, alors confirme-moi que je ne me suis pas trop tapé la honte quand j’ai chanté I want it that way des Backstreet Boys, stp. »)

Je me promettrais bien de travailler à l’avance la semaine prochaine, mais le truc, c’est que je n’ai absolument pas envie de gâcher mon samedi avec les merdes du dimanche, qui par expérience, peuvent être expédiées en 2-3h le dimanche en fin de soirée, de toute façon.

 
Bref, le travail finit par être fait parce que bon, faut se faire chier un minimum dans la vie si on veut continuer à fonctionner dans cette société: réussir ses études, travailler pour gagner des sous et payer son MacBook, sa connexion Internet, sa picole du samedi soir et sa pizza du dimanche.  Et pourtant, j’aime ce que je fais, mais je reste réticente à l’effort et désespérée comme un mioche qu’on mettrait au jardin d’enfants pour la première fois.  Mais être une chômeuse dépressive: pas question, c’est trop la loose.

 
Sur ces paroles philosophiques, je vous laisse, car après le dimanche de la mort, il y a le lundi de la mort et le réveil à une heure inhumaine qui va avec.  Xoxo, survivez-bien à vos semaines respectives!

Ma tête le dimanche


Halloween est une de mes fêtes favorites.  Ça a commencé quand j’étais ado : une excuse toute faite pour  dévaliser la section « horreur » du vidéo club avec mes copines,  vêtues comme des gothopouffes (ce qui ne changeait pas vraiment du quotidien étant donné que nous affichions notre penchant pour le rock commercial à coup de mitaines et d’épingles de sureté).  Suite du programme: se goinfrer devant les DVDs choisis en alternant sucré et salé (comprenez: bonbons et chips), puis éventuellement enchainer avec une séance de spiritisme.  Rien de bien méchant, hein, mais jouer au Ouija nous permettait de demander aux morts si on allait sortir avec Machin ou à quel âge on allait enfin « le faire », genre.  Les esprits invoqués n’étaient jamais très réactifs, mais c’était mieux comme ça.

Dix ans plus tard, j’aime toujours autant cette fête.  Déjà, Halloween est une fête, donc c’est une excuse pour se murger déguster des cocktails de couleur sang ou citrouille.  Je suis à ce propos très fière de l’apéro maison que j’ai préparé pour mes invités: vodka-jus de canneberge avec des « yeux » réalisés en enfonçant un raisin noir dans un litchi.  Vous pouvez me piquer le truc, je l’ai trouvé sur Internet, de toute façon.

Puis, avouons-le, l’intérêt principal de Halloween est de se déguiser.  Et quand je dis « se déguiser », je ne pense pas à se planquer sous un drap pour faire le fantôme ou à se dessiner des poils au menton pour faire le monstre!  Non, je pense au genre de déguisement que votre grand-mère n’approuverait pas, constitué d’une mini-jupe noire (Bouh, je suis une sorcière!), de mitaines lacées achetées en 2003 et de bas jarretelles (Ben quoi, les sorcières portent des jarretelles, c’est bien connu!).  Bref, c’est l’occasion de sortir son attirail de pute à rabais et de gothique repentie sans passer pour telle.

Je vous laisse admirer les photos que j’ai prises à ma soirée, fermant le chapitre Halloween pour les douze mois qui viennent.  Ce n’est pas parce qu’on se réveille le lendemain avec des yeux de panda, faute au trois kilos de khôl, que la vie s’arrête!  Suite des réjouissances: un 11 novembre qui tombe un dimanche et le dernier Twilight qui sort trois jours plus tard.  C’est sûr, on va encore s’amuser!

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